Le meunier !
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Les ailes du moulin s’affolent dans le vent,
Le meunier moud le grain sur la haute colline
Entre les champs de blé et la douce églantine,
Il est un homme aisé et méprisé souvent*.
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Si l’on veut qu’il soit bon, c’est de lui que dépend
Précieuse mouture et si blanche farine
Qui donnera au pain de notre citadine
Ce goût si délicat et tout ce croustillant.
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Pour accroître ses gains il est parfois prêteur,
Ne ménage son temps, est bien dur au labeur,
Porte titre de « Maître » et possède voiture.
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Héritier d’un grand Saint*, on le dit guérisseur.
En notable il se doit d’avoir fière figure
Et d’être quelques fois largement beau parleur !
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© Pagnolesque 01.03.2009
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*Devenus souvent riches, les meuniers devenaient préteurs et usuriers et étaient fort méprisés par les paysans même s’ils étaient de bon conseil.
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*Par le passé on disait que les meuniers auraient hérité de Saint-Martin le don de guérir certains rhumatismes
à l’aide de leur « marteau à rhabiller » ou encore « l’enchappe » maladie des ganglions.